Confilt d'intérêts : le manque de transparence nuit à la conservation

 
Le courrier

Olivier Chêne

© Xavier Malafosse

Fidèle lecteur de votre revue je pense qu’un sujet qui transparait souvent dans les propos mériterait d’être plus largement traité : le conflit d’intérêt dans le domaine de la conservation de l’environnement. De plus en plus d’organismes ou d’actions de conservation sont financés par des fonds privés comme c’est le cas par exemple pour des plans nationaux d’actions. Par ailleurs, je constate que des membres de conseils d’administrations, des salariés (sous la forme d’autoentreprenariat notamment) réalisent des études d’impacts alors même qu’ils peuvent être amenés à juger lors de commissions ou de consultations. Ces problèmes de double étiquette sont fréquents. Au fi nal, les manques de transparence et de garde-fou, sans parler de l’ignorance sur le sujet, sont un véritable frein à la conservation de l’environnement en France. Il s’agit vraiment d’un sujet tabou (moins à l’étranger comme en Europe du Nord) et donc diffi cile à aborder et ce d’autant plus que bien sûr tout le monde s’estime non influencé par les intérêts privés (« et on a tellement besoin de moyens »). Ne comptez par sur moi pour stigmatiser  ici telle personne ou tel organisme mais prenez ce courrier plutôt comme un appel à vos lecteurs pour trouver des solutions (des chartes existent sans doute, sont-elles bien appliquées?) et pourquoi pas développer ce sujet dans votre revue sous la forme d’un « cahier technique ». Que des gens s’expriment sous l’anonymat me paraîtrait aussi normal.